Description
Permettez-moi, lui disais-je, de m’autoriser de votre incursion dans le domaine de l’art pour mettre a mon tour un pied sur le terrain de la science, avec tout le respect qui lui est du, a propos de votre admirable livre, et de vous faire part de quelques reflexions qu’il m’a suggerees. En invitant vos lecteurs a tirer eux-memes leurs conclusions, n’avez-vous pas, en quelque sorte, ouvert la porte a tout le monde ? Je me hate de vous rassurer en vous disant que ce qui m’occupe n’est pas, a proprement parler, la partie scientifique de votre ouvrage, sur laquelle je vous crois volontiers sur parole, mais sa partie metaphysique. Vous avez aborde hardiment des questions qui depassent la portee de l’esprit humain. A ces hauteurs, la distance qui separe le savant de l’ignorant disparait, comme la distance de la terre au soleil en regard de celle qui nous separe des etoiles sans parallaxe sensible, et chacun de nous a le droit de parler de ces choses, parce que nul ne peut se flatter d’etre en cela plus clairvoyant que son voisin… C.S.-S.




